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mars 11, 2019 |
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Tous en piste !

À Sortilèges cette année, l’atelier de cirque aérien de la MCA sera accompagné par l’Ensemble de clarinettes de l’Académie de Musique d’Ath.


Une trentaine de participants, encadrés de professionnels, présenteront le résultat d’un travail de création circassienne et musicale. Pour les responsables des deux institutions, il est important que ces jeunes artistes croisent leurs pratiques et partagent leurs passions dans un projet original, à l’occasion d’un événement qui fait la part belle aux artistes en herbe. 

L’atelier cirque a commencé en octobre 2018 et se déroule chaque semaine au CAR. Clémence (9 ans) et Cassis (14 ans) y sont inscrites depuis le début, mais sont loin d’être des novices. En effet, Cassis pratique le cirque depuis sa 3e maternelle, et Clémence a déjà participé à plusieurs stages de cirque et voudrait même en faire son métier !

MCA : Qu’est-ce que vous apprenez comme techniques dans notre atelier ? Car le cirque, c’est très large…
Clémence : Le trapèze et le tissu. Je trouve ça cool, il faut des bras pour bien travailler. C’est une passion !
Cassis : Je pratique le trapèze depuis que j’ai commencé le cirque. Mais le tissu, ça fait seulement 1 an ou 2. Le fait de faire un atelier toutes les semaines, comme c’est plus long qu’un stage, on peut évoluer beaucoup plus qu’habituellement.

MCA : Le 30 mai à Sortilèges, vous allez présenter le résultat d’un an de travail aux festivaliers… C’est quelque chose qui vous motive ?
Cassis : Oui, j’aime bien faire des spectacles. On peut montrer au public ce qu’on a appris et en même temps avoir des retours pour pouvoir progresser.
Clémence : Ça doit faire peur d’être devant un public, mais j’ai quand même envie d’y être…

MCA : Qu’est-ce que vous auriez envie de dire aux gens pour les motiver à venir voir votre numéro ?
Cassis : Dès qu’on dit le mot « cirque », les gens pensent direct aux clowns et même si on peut faire un spectacle clownesque, il n’y a pas que ça. On va pouvoir montrer qu’il y a d’autres formes de cirque.
Clémence : Je dirai qu’il y a beaucoup de tranches d’âge dans le cirque, il n’y a pas que des ateliers pour enfants, il y en a aussi pour les adultes. Quand on dit « cirque », les gens pensent souvent à des chapiteaux, alors que là, ce sera dans la rue. Il faut montrer aux gens ce qui est différent.

MCA : Que pensez-vous de l’idée d’être associée à d’autres jeunes qui ne font pas du cirque, mais de la musique ?
Clémence : C’est une bonne idée ! Les uns font quelque chose pour les autres et les autres font quelque chose pour les uns. Et pas uniquement de la musique où on appuie sur un bouton…

 

Valérie Sauvage est professeure de l’Ensemble de clarinettes à l’Académie de Musique d’Ath. Après la collaboration sur la flash mob du 30e anniversaire des Sortilèges, elle s’investit  à nouveau dans un projet participatif du festival.

« Je garde vraiment un bon souvenir de la flash mob. Pour moi, c’était diriger une masse de musiciens. Ce n’était pas évident, car ils étaient vraiment nombreux et il y avait beaucoup de monde sur la Grand-Place… J’ai pu aussi faire ressortir mon côté créatif, car j’ai eu l’idée de mettre les trompettes et les cymbales aux fenêtres de la Maison espagnole. Et voir ces instruments, là-haut, avec l’architecture des bâtiments qui est très belle, c’était magnifique. C’était vraiment une chouette expérience ! 
Il y a de belles personnes à Ath avec qui on peut travailler sur de beaux projets.
Cette année, c’est un projet un peu plus familial, car il y aura 15 clarinettes, on sera plus proches. »

MCA : Nous voici à nouveau réunis pour cette édition ! C’est important de faire participer tes élèves à Sortilèges ?

Valérie : En premier lieu, je dirai que c’est une grande motivation pour les élèves de participer à un projet extérieur à l’Académie, de travailler avec des objectifs et un programme à atteindre. Ils comprennent mieux pourquoi ils doivent travailler autant leur instrument.
Deuxièmement, ça crée une autre ambiance dans la classe. Leur objectif est de jouer dans notre belle ville et pour un projet athois qui existe depuis plusieurs années.

Ensuite, on sort de l’univers très statique et classique des concerts et des auditions. C’est non seulement très motivant, mais aussi glorifiant, car ils seront vus par leurs amis, leurs camarades d’école, leurs voisins… Ils doivent avoir une tenue exemplaire, ce qui me permet aussi de monter mes exigences, et finalement de les faire progresser.

Ce que j’adore dans l’idée de ces ensembles, c’est que cela crée encore plus de liens entre les élèves, ils deviennent amis. Pour moi, c’est comme une troupe, comme une équipe sportive ou ce genre de chose.

MCA : Quel est pour toi le but principal de cette collaboration avec l’atelier cirque ?

Valérie : La dimension humaine, tout simplement. Échanger et montrer qu’on est là les uns pour les autres, pour se soutenir et que les richesses de l’un complètent les richesses de l’autre, que l’association soit complémentaire.

MCA : Est-ce que tes élèves sont motivés par le projet ?

Valérie : Oui, dans ma classe, ils sont toujours emballés parce que je les embarque généralement dans plein de projets. Mais celui-ci est quand même original, car c’est une des rares fois où on va sortir de l’enceinte de l’Académie.
Et puis aussi, quand ils doivent faire un examen public, une épreuve avec piano seul, ils stressent, ils ne sont pas à l’aise… Le fait de jouer en groupe, ils se sentent moins seuls, ils se suivent et ils sont vraiment dedans. Progressivement, ils osent plus et leur niveau monte grâce à cet effet-là et grâce au fait qu’ils sont tirés vers le haut par les autres. Et ça, c’est génial !

 

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