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mars 6, 2020 |
SPECTACLES | SCOLAIRE | 

IN/OUT de Benoît Verhaert a conquis adolescents et adultes !

Le 24 janvier, Dominique, un des détenus, a partagé avec les spectateurs une expérience unique empreinte d’écoute, de respect et d’expression de soi !

IN/OUT est un projet théâtral original, mené par Benoît Verhaert et les comédiens de sa compagnie (le Théâtre de la Chute), autour de la pièce L’Étranger de Camus. IN : des ateliers d’écriture de plaidoiries menés avec quelques détenus de la Prison de Tournai. OUT : présentation de leurs plaidoiries à la Maison Culturelle, suivie d’un atelier philo à la bibliothèque. Le 24 janvier, Dominique, un des détenus, a partagé avec les spectateurs une expérience unique empreinte d’écoute, de respect et d’expression de soi !

Madame Beltrame, directrice de la Prison de Tournai

« Il est agréable de travailler avec des partenaires qui offrent la possibilité aux détenus de découvrir de nouveaux horizons. Ceux qu’on n’ose pas, auxquels on ne pense pas quand on est “détenu”. J’ai soutenu ce projet pour permettre aux détenus de découvrir l’art du théâtre et leur proposer une activité différente. Un moyen pour apprendre à s’exprimer, à s’estimer, à se dévoiler, à gérer son stress… à réapprécier la lecture, l’écriture, la culture… toutes ces petites choses qui permettent au détenu de gagner de la confiance en lui et de se projeter de manière positive afin de faciliter sa réinsertion. Le côté OUT avait toute son importance pour valoriser le travail réalisé en interne et être reconnu à l’extérieur. La prison peut parfois s’ouvrir… »

Lucie, stagiaire à la Maison Culturelle d’Ath

« Il est indispensable de permettre un accès à l’art pour tous, on ne sait pas réellement comment les détenus vivent leur incarcération et c’est grâce à ce type d’actions que nous donnons et recevons la parole de chacun. Lors de cet après-midi, les témoignages nous renvoient directement à ces notions de liberté, d’égalité, mais aussi et surtout d’expression. En tant que spectateurs, nous ressentons l’impact que peut avoir un tel projet sur les prisonniers. Ils se tiennent là devant nous ou devant la caméra, parlent avec leur cœur et présentent avec une certaine fierté l’aboutissement de ces nombreux échanges, qui résonne avant tout, comme une aventure humaine. On ne ressort pas inchangé d’une représentation comme celle-ci et on aimerait que chacun puisse vivre un tel projet artistique, qu’il soit proche ou non de l’art. »

Madame Maes, enseignante à l’Athénée royal d’Ath, venue avec les 6e Sciences sociales

« Prolonger une activité de lecture en lui donnant vie en dehors de l’école, voilà le projet proposé par la MCA avec la phase OUT du projet Prison. La lecture de L’Étranger d’Albert Camus a pris tout son sens lorsque nous avons rencontré Dominique, notre Meursault. Les plaidoiries des prisonniers interprétées par les comédiens nous ont interpellés, interrogés, touchés... Mais l’exercice auquel s’est livré Dominique sur scène nous a particulièrement impressionnés. Avec des mots simples, sans apitoiement, il a expliqué son parcours chaotique, son quotidien de détenu, la privation de liberté... Nous avons compris combien les ateliers de lecture et d’écriture l’aidaient à supporter la vie carcérale, mais aussi à préparer sa libération dans quelques mois et sa réinsertion. C’est une autre réalité humaine qui nous a été proposée, loin des clichés et des préjugés sur la prison. Plus qu’à un débat, c’est à un moment d’échanges enrichissants auquel nous avons participé. Bref, c’est une activité dont nous sommes sortis grandis. Tout cela grâce au roman L’Étranger, au théâtre et à une initiative citoyenne courageuse ! »

Madame Delfosse, enseignante à Saint-François, venue avec les 5e Nursing

« Les élèves ont apprécié la plaidoirie jouée qui insistait sur les besoins de l’enfant (quand un enfant pleure et qu’on le laisse pleurer, il finira par se taire, etc.). La rencontre avec le détenu était riche et touchante. Ils ont regretté de ne pas pouvoir aller à la bibliothèque pour l’atelier philo. C’est pourquoi, de retour à l’école, à chaud, nous avons improvisé un débat sur les thèmes suivants : une femme qui tue ses enfants à la naissance doit-elle être condamnée à mort ? (Rosalie Prudent) Peut-on vendre ses enfants ? (Aux champs) Peut-on tuer ses parents ? (Le parricide). J’étais étonnée par la profondeur de leurs arguments. »

David, animateur d’atelier philo en prison et bibliothécaire d’Ath

« Loin des clichés, les détenus ont pu apparaître dans toute leur fragilité et leur réalité, surtout auprès du public adolescent. L’atelier philo, en présence des comédiens et du détenu, fut riche en partages. La diversité de profils professionnels (et de vie) des participants a permis d’alimenter la réflexion et d’aller plus loin. Une expérience à refaire ! »

En vrac, quelques réflexions d’élèves

Juste la puissance des mots / Le courage face aux jugements / Une connexion entre humains / La liberté à travers les mots... et les barreaux / Quand l’humanité se libère des préjugés / On peut aussi s’évader par les Lettres.

 

 

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